Quatre temps, un atelier intégré.
- Détection.
Logiks Detect orchestre cinq bases publiques de l'État français pour capter chaque jour les unités légales nouvellement immatriculées, filtrées sur la forme juridique, l'activité, la géographie et le statut de diffusion. Pas un stock à rafraîchir : un flux à traiter, dès l'inscription au registre.
- Qualification.
Deux scores distincts, jamais confondus. Un score d'opportunité qui mesure la qualité commerciale intrinsèque de la cible : forme juridique, capital lu en percentile sur la cohorte sectorielle, code d'activité, objet social, fraîcheur. Un score de contactabilité qui mesure une chose différente : peut-on, et doit-on, contacter cette société, et avec quelle qualité de canal.
Un troisième garde-fou structurant : la diffusion commerciale française, qui bloque par défaut tout outreach sur les sociétés qui ont demandé à ne pas être démarchées.
- Fact-check IA.
C'est ici que l'outil cesse d'être un outil de prospection pour devenir un atelier de qualification. Une chaîne de requêtes ratisse les profils LinkedIn publics du prospect, à partir de son identité registre et non du nom de la société. Un algorithme déterministe score chaque candidat sur dix critères. Seule la shortlist passe au modèle, qui doit produire un profil structuré sur six dimensions de validation.
Règle dure et non négociable : si le modèle propose un profil hors shortlist, on le refuse. L'IA ne choisit pas, elle vérifie.
- Génération.
Un score de confiance synthétise l'ensemble et détermine cinq régimes d'outreach, du blocage total à la personnalisation autorisée. L'agent rédacteur reçoit le contexte autorisé, et seulement lui. Il n'a pas le droit d'inventer un fait, de citer une biographie non validée, ou de mobiliser un signal interdit. La rédaction tourne sur des modèles frontière, ceux que les outils grand public ne peuvent pas se permettre.
Saint-Exupéry le formulait pour le vol : la perfection est atteinte non lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retrancher. On filtre durement en amont pour ne mobiliser la puissance de calcul que sur les cibles qui le méritent.
L'outil est particulièrement adapté aux entreprises B2B qui opèrent sur plusieurs secteurs avec une palette large de services. C'est précisément là que l'enjeu de personnalisation devient redoutable : il ne suffit plus de varier le ton, il faut convoquer la bonne offre au bon prospect, sans hésitation, sans approximation.
Le pipeline reçoit en contexte l'ensemble de vos use cases, vos services, vos arguments par segment, et c'est l'IA, instruite par votre catalogue, qui choisit ceux qu'elle mobilise pour chaque cible.
Un exemple concret. Une agence immobilière est créée à Lyon. Le code NAF la classe sans ambiguïté. Le parcours du prospect, vérifié par fact-check, indique une expérience préalable dans la transaction haut de gamme.
Le pipeline assemble alors une approche calibrée : pour cette cible, ce sont nos services de site internet immobilier, de référencement local, de branding pour agence indépendante qui sont mis en avant, pas ceux que nous proposons à un cabinet d'avocats ou à un éditeur de logiciel.
Le message ne dit pas « nous proposons plein de choses » ; il dit « voilà ce dont vous allez avoir besoin dans les semaines qui viennent, et voilà pourquoi nous savons le faire pour vous ». La cible reçoit une proposition qui semble écrite à la main, parce qu'elle l'est, par une chaîne automatisée pilotée comme un atelier.
Le niveau d'automatisation, lui, ne se règle pas globalement, par bloc monolithique. Il se règle étape par étape, en un clic, sur chaque maillon du pipeline. Détection, qualification, enrichissement, fact-check, rédaction, envoi : chaque étape peut basculer indépendamment entre trois régimes. Le mode automatique déroule le maillon sans intervention.
Le mode règles ne déclenche le maillon que si les conditions que vous avez fixées sont remplies (par exemple, qualification automatique uniquement pour les SASU au-dessus de dix mille euros de capital, dans les codes NAF que vous avez retenus). Le mode manuel garde l'humain à la barre sur ce maillon précis.
Concrètement, la configuration que nous utilisons pour notre propre prospection illustre la philosophie. Détection, qualification, enrichissement et fact-check tournent en automatique, parce que ce sont des étapes de tri et d'instruction où la machine excelle. La rédaction tourne en automatique elle aussi, parce que le contexte amont est suffisamment cadré pour que le modèle frontière produise une première version solide. Mais l'envoi, lui, reste manuel. L'IA crée un brouillon directement dans notre compte Gmail.
Nous vérifions, nous ajustons une formulation si besoin, nous envoyons nous-même. C'est une décision assumée. Nous voulons agir avec précision, jamais spamer, jamais laisser partir un message que nous n'aurions pas pu signer en personne. La machine fait tout le travail d'instruction. L'humain garde le dernier mot.