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La première plateforme de tri par IA des 223 000 marchés publics

Sur les plus de 223 000 marchés publics recensés chaque année, nous utilisons les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés pour isoler les consultations qui sont faites pour vous. Nous les qualifions et en mesurons la rentabilité ; à vous de prioriser et de remporter. Outil conçu pour donner un avantage industriel dans un marché administrativement fragmenté.
Client
Logiks Lab
Date
2026
Visiteur observant six tableaux encadrés dans une galerie aux murs sombres.
En résumé

Le projet en bref.

L’enjeu

Réduire le coût humain du tri de plus de 223 000 marchés publics et concentrer les équipes sur les dossiers réellement rentables.

L’intervention

Concevoir un pipeline IA qui ingère BOAMP et TED, filtre les codes CPV, récupère les DCE et mesure la charge, la marge et la probabilité de succès.

Le résultat

Une veille ramenée à quelques minutes par jour et jusqu’à 50 000 à 100 000 € de masse salariale annuelle réallouable à la réponse commerciale.

01 — Contexte

Le contexte

Sur les plus de 223 000 marchés publics recensés chaque année, nous utilisons les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés pour isoler les consultations qui sont faites pour vous. Nous les qualifions et en mesurons la rentabilité ; à vous de prioriser et de remporter. Outil conçu pour donner un avantage industriel dans un marché administrativement fragmenté.
02 — Défi

Le défi

La commande publique française est un marché colossal. En 2024, 223 383 marchés publics ont été recensés pour un montant total de 233,3 milliards d’euros, soit près de 8 % du PIB français, selon l’OECP (recensement publié en mars 2026). C’est un débouché commercial que toute structure B2B sérieuse devrait explorer.

C’est aussi un labyrinthe administratif que le législateur lui-même reconnaît comme excessivement complexe. Et c’est précisément cette complexité qui crée notre opportunité.

La complexité n’est pas un fantasme, c’est une matière juridique reconnue. Le Code de la commande publique, qui codifie en 2019 un demi-siècle de textes épars (loi de 1975 sur la sous-traitance, directives européennes successives, ordonnances de 2015 et 2018, lois de simplification de 2020 et 2021, décrets industrie verte de 2023, simplification de fin 2025), compte aujourd’hui plusieurs milliers d’articles.

La Direction des affaires juridiques de Bercy elle-même reconnaît dans ses guides officiels que le droit « apparaît complexe et susceptible de décourager les PME et TPE », et qu’il « pénalise également les acheteurs en ce qui concerne la sécurité juridique lors de la passation des contrats » (DAJ, mise à jour 2024).

Les institutions le constatent. Plusieurs questions parlementaires écrites au Sénat interrogent successivement le ministre de l’Économie sur les difficultés d’accès des TPE et PME à la commande publique. Le constat est partagé : « Les TPE et PME n’ont pas les moyens humains d’identifier et de répondre aux nombreux appels d’offres publiés dans leur secteur » (réponse du ministère, JO Sénat du 8 décembre 2022).

Et malgré une succession de lois et de décrets de simplification, le résultat reste inégal. Si les TPE et PME représentent 99 % du tissu économique français, elles n’obtiennent que 60 % des marchés publics en volume et seulement 30 % en valeur (données OECP, citées par le Sénat, 2022). Les grandes entreprises raflent 43,7 % des montants malgré ne représenter que 18,6 % des attributaires (OECP, données 2023).

Les dernières simplifications de fin 2025 ne règlent rien sur le fond.

Les décrets n° 2025-1383 et n° 2025-1386 du 29 décembre 2025, entrés en vigueur le 1er janvier 2026, abaissent le plafond de chiffre d’affaires exigible (de deux fois à une fois et demie le montant du marché) et rehaussent les seuils de dispense de procédure (60 000 € HT pour les fournitures et services au 1er avril 2026, 100 000 € HT pour les travaux au 1er janvier 2026).

Ce sont des ajustements techniques utiles, mais qui ne touchent pas au cœur du problème opérationnel : le travail amont d’identification, de qualification et d’analyse reste entièrement à la charge de l’entreprise candidate.

C’est dans cet écart entre la simplification annoncée et la complexité opérationnelle persistante que cinq limites structurelles expliquent pourquoi la veille AO reste, en 2026, un travail manuel coûteux.

  • Première limite, le triage CPV reste manuel.

    Deux à trois cents nouvelles consultations publiques chaque jour. Plusieurs milliers de codes CPV pour les répartir. Sur le papier, l’algorithme suffit. En pratique, les outils du marché livrent des listings que l’utilisateur lit un par un pour décider si la consultation correspond à son métier. Une part significative d’un poste de chargé d’affaires payée pour une tâche que la machine devrait faire seule.

  • Deuxième limite, les DCE ne sont jamais récupérés automatiquement.

    Une consultation publiée n’est qu’une annonce ; le dossier de consultation entreprise (RC, CCTP, CCAP, BPU, AE, plans, annexes) est ailleurs, sur des dizaines de plateformes profil acheteur différentes, chacune avec sa propre interface. Aucun outil de veille standard ne va les chercher automatiquement à cette échelle. Vous payez un abonnement pour recevoir des listings, et plusieurs heures par semaine pour télécharger ce que les listings annoncent.

  • Troisième limite, l’analyse mobilise un à deux ETP à temps plein.

    Une fois le DCE récupéré, lire le RC, le CCTP, le CCAP, recouper, identifier les clauses bloquantes, estimer la charge, calculer un prix défendable et une marge crédible : deux à six heures par dossier sérieux. Multiplié par le flux quotidien, c’est entre quatre et huit mille euros de masse salariale mensuelle, soit cinquante à cent mille euros par an, consacrés à des tâches que la machine devrait absorber.

    Un legacy organisationnel maintenu par défaut faute d’outil capable de l’absorber.

  • Quatrième limite, la rentabilité n’est jamais calculée à l’amont.

    Le travers commercial le plus coûteux des cellules AO n’est pas de manquer un marché qu’il aurait fallu prendre. C’est de gagner un marché qu’il aurait fallu refuser. Un dossier remporté à perte mobilise des ressources pendant des mois et bloque la capacité à répondre ailleurs. Aucun outil de veille standard ne calcule la rentabilité estimée en amont à ce niveau d’intégration. La décision de répondre se prend sur des critères qualitatifs, sans projection chiffrée.

  • Cinquième limite, les institutions reconnaissent l’impasse.

    L’Inspection générale des finances estime, dans un rapport publié en 2023, que les collectivités territoriales pourraient réaliser jusqu’à dix pour cent d’économies sur leurs achats, soit environ cinq milliards d’euros annuels, en renforçant la professionnalisation et la rationalisation de leurs procédures. Le coût de la complexité administrative se chiffre des deux côtés du contrat : les acheteurs paient en marges de négociation perdues, les candidats paient en masse salariale absorbée par le travail amont.

    Une perte sèche pour tout l’écosystème.

03 — Réponse

La réponse

  • Ingestion.

    Le pipeline ingère les publications du Bulletin officiel des annonces de marchés publics (BOAMP) et du Tenders Electronic Daily européen (TED). Les deux sources combinées couvrent la grande majorité des consultations publiques françaises et européennes. D’autres canaux subsistent à la marge, comme les publications dans la presse locale, mais leur part est résiduelle.

  • Triage CPV intelligent.

    Le Common Procurement Vocabulary compte plus de 9 000 codes, organisés sur cinq niveaux de granularité, qui répartissent les marchés par nature de prestation. Pour le paramétrage de l’outil, vous décrivez votre métier en français à l’IA, vos services, vos exclusions, vos verticaux. Elle sélectionne les codes CPV qui vous correspondent et calibre le filtre.

  • Récupération automatique des DCE.

    C’est ici que se joue la prouesse technique la plus visible. Chaque acheteur public dispose de son propre profil acheteur et n’a aucune obligation légale de transmettre le DCE sur les plateformes BOAMP ou TED. Le verdict opérationnel : plus de cinq cents profils acheteurs à couvrir, chacun avec son code dédié, chacun adapté à une plateforme profil acheteur ou à une famille de plateformes. La complexité ne s’arrête pas là.

    Les documents de consultation doivent être accessibles gratuitement, complètement, directement et sans restriction aux opérateurs économiques. En théorie, la matière documentaire d’une consultation est donc ouverte ; en pratique, elle reste techniquement fragmentée. Certains acheteurs ont trouvé l’astuce d’ajouter des CAPTCHA ou d’autres dispositifs de sécurité sur des données qui sont, par construction, publiques… La logique administrative dans toute sa splendeur. Cela nous a complexifié la tâche.

    Sur l’ensemble des consultations publiées en avril 2026 dans notre périmètre de veille, Logiks AO a récupéré automatiquement les DCE dans 97 % des cas accessibles. Tous les fichiers du DCE (RC, CCTP, CCAP, BPU, AE, plans, annexes) sont téléchargés, classés, indexés, prêts pour analyse.

  • Analyse IA du règlement de consultation.

    Le RC est lu en premier, parce qu’il contient les conditions éliminatoires. L’IA extrait les références exigées, le chiffre d’affaires minimum, les garanties demandées, les certifications requises, la composition d’équipe imposée, les délais de remise, les pondérations de notation. Si l’une de ces conditions ne correspond pas à votre paramétrage métier, le dossier est filtré avant toute analyse approfondie. Inutile de consacrer du temps à un marché que vous ne pouvez pas remporter.

  • Analyse IA du DCE et score de confiance.

    Si le RC passe le filtre, l’IA analyse l’ensemble du DCE pour en extraire la matière commerciale : périmètre fonctionnel, contraintes techniques, livrables attendus, charge estimée, risques identifiables. Et c’est ici que se joue la subtilité la plus différenciante de l’outil. Avant de produire un devis, le pipeline calcule un score de confiance documentaire : le DCE contient-il assez d’information pour permettre un pricing fiable, ou des éléments critiques manquent-ils ?

    Si le score de confiance est insuffisant, le dossier est marqué « demande de précisions au pouvoir adjudicateur » avant tout chiffrage. C’est une discipline rare. La plupart des cellules AO chiffrent à l’aveugle sur des DCE incomplets, et découvrent les angles morts en cours d’exécution. L’outil refuse de produire un prix sur un dossier qu’il ne comprend pas suffisamment.

    Si le dossier n’est pas complet, l’outil vous indique s’il faut poser des questions à l’acheteur.

  • Scoring proposition et budget.

    Pour les dossiers qui passent le filtre de confiance, l’IA produit un devis estimatif structuré : décomposition par lot, charge en jours-hommes par profil, prix de vente proposé, marge brute attendue. Le devis n’est pas un livrable client, c’est un outil de décision interne. Il sert de référence pour la décision « répondre ou pas », et il sert de point de départ pour la rédaction de l’offre commerciale réelle si la décision est positive.

  • Scoring de priorisation par rentabilité.

    À partir du devis estimatif et de la marge attendue, le dossier reçoit un score de priorisation final. Les marchés les plus rentables remontent en tête de tableau. Ceux dont la marge attendue est faible ou négative descendent. Le tri ne se fait plus par date de publication, par taille de marché, ou par intuition du chargé d’affaires. Il se fait par rentabilité estimée du dossier.

    C’est l’inversion qu’aucun outil de veille standard n’opère à ce niveau d’intégration, et c’est probablement le levier économique le plus important de Logiks AO.

L’interface de tri quotidien

Au-dessus de toute cette mécanique, l’outil expose une interface volontairement simple, pensée pour le geste quotidien du dirigeant ou du chargé d’affaires. Un tableau de bord matinal présente les nouvelles opportunités triées par score de priorisation. Chaque opportunité tient sur une carte avec les éléments essentiels : intitulé, pouvoir adjudicateur, date limite, score de confiance, marge estimée, résumé IA en quelques lignes.

  • Un geste, une décision.

    Vous décidez d’un swipe : passer en réponse, passer en demande de complément, archiver. C’est l’interface tinder appliquée au tri commercial : ergonomie minimale, décision binaire ou ternaire, vitesse d’exécution maximale. Ce qui prenait deux à trois heures par jour de lecture en diagonale dans des PDF mal numérisés se règle désormais en cinq à dix minutes par session matinale.

    Le travail intellectuel sérieux (rédaction de la réponse, calibrage commercial, négociation interne) commence sur des dossiers déjà filtrés, déjà chiffrés, déjà priorisés.

04 — Impact

L’impact

Le calcul de retour sur investissement de Logiks AO ne demande pas d’études complexes. Il s’inscrit directement dans la masse salariale des structures qui répondent activement à des marchés publics.

Dans la majorité des cabinets, ESN, bureaux d’études, agences spécialisées et cellules AO de grands comptes, une à deux personnes sont aujourd’hui dédiées à plein temps au travail amont que l’outil automatise : triage par CPV, téléchargement des DCE, lecture des RC, extraction des contraintes techniques, estimation de la charge, calcul de rentabilité.

Au salaire moyen d’un chargé d’affaires en France, cela représente quatre à huit mille euros de masse salariale mensuelle, soit cinquante à cent mille euros par an. Logiks AO absorbe l’essentiel de cette charge.

Le bénéfice ne s’arrête pas à l’économie salariale. Les chargés d’affaires libérés du travail mécanique peuvent se concentrer sur ce qui crée la vraie valeur : la rédaction de l’offre, le calibrage de la proposition technique, la négociation interne, le suivi relationnel avec les pouvoirs adjudicateurs récurrents. Le métier remonte d’un cran. On cesse de courir derrière le flux pour reprendre la main sur la stratégie de réponse.

Trois effets directs.

  • D’abord, un meilleur taux de qualification des dossiers.

    Les marchés qui passent en réponse sont ceux qui ont franchi successivement le filtre CPV, le filtre RC, le filtre confiance documentaire et le filtre rentabilité. À chaque étape, des dossiers sont écartés. Ceux qui restent ont déjà été instruits par la machine. Le travail commercial humain démarre sur une base solide.

  • Ensuite, un meilleur taux de marge moyenne sur les dossiers gagnés.

    Le scoring de priorisation par rentabilité oriente structurellement l’effort de réponse vers les marchés les plus profitables. Vous arrêtez de gagner des marchés qui mobilisent vos ressources sans contrepartie financière suffisante. Vous gagnez moins de dossiers, peut-être, mais vous gagnez les bons.

  • Enfin, un meilleur temps de cycle.

    Le tri matinal en cinq minutes remplace les deux à trois heures quotidiennes de lecture en diagonale. La cellule AO retrouve du temps pour le travail à forte valeur ajoutée, et pour répondre à un volume de consultations plus large sans embaucher davantage.

Logiks AO est un outil interne, conçu pour notre propre usage, qui constitue aujourd’hui un avantage compétitif que nous avons décidé de ne pas diluer. Nous ne l’ouvrons qu’à des partenaires de confiance. Si l’outil vous intéresse, nous pouvons le tester sur trois à cinq DCE réels, en parallèle de votre méthode actuelle, pour comparer le temps consommé, les risques détectés, les dossiers écartés et la marge estimée.

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